Petit rappel pour les nouveaux ici :
Le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) est un trouble hormonal fréquent qui touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer.
Il peut se manifester par :
• des cycles irréguliers ou absents,
• une hyperandrogénie (acné, pilosité excessive, chute de cheveux),
• un aspect polykystiques des ovaires à l’échographie,
• parfois une prise de poids, une résistance à l’insuline ou des troubles métaboliques.
Les causes exactes du SOPK restent encore méconnues mais on sait que la communication entre le cerveau et les ovaires est perturbée.
Dans une interview récente, le Dr Paolo Giacobini, directeur de recherche à l’Inserm, évoquait une piste thérapeutique innovante : un pompe à GnRH, un dispositif médical permettant d’imiter le rythme naturel de sécrétion de cette hormone, pour restaurer une ovulation plus régulière chez certaines femmes atteintes de SOPK et diminuer les symptômes.
Et aujourd’hui, une nouvelle piste vient d’émerger…
Cette fois-ci 👉 pas de pompe à GnRH mais l’administration d’un anticorps : le Ha13.
Le Dr Paolo Giacobini et son équipe ont eu de très bons résultats en administrant à des souris un anticorps, le Ha13, qui bloque les récepteurs à l'AMH (l'hormone antimüllérienne produite par les petits follicules immatures contenus dans les ovaires) qui sont situés sur les neurones à GnRH, permettant ainsi de rééquilibrer la fonction de reproduction.
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